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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 13:52

Après avoir constaté le dysfonctionnement des services publics marseillais, j'ai cherché à en comprendre les origines. Il m'a semblé que le clientélisme municipal mis en place par Simon Sabbiani, puis par Gaston Defferre et enfin par Jean Claude Gaudin pouvait expliquer une partie de ces dysfonctionnements. Voici mon travail de recherche sur une des composantes du clientélisme municipal : les relations avec le syndicat FO.

(Introduction de mon mémoire de Master 2 à l'EHESS Marseille : Recherche comparée en Histoire Sociologie et Anthropologie)
Pour plus d'informations contactez moi par mail pour obtenir l'intégralité de ce travail.

 

Les relations entre le syndicat FO des municipaux et la ville de Marseille de Gaston Defferre à Jean-Claude Gaudin.


La singularité de la situation marseillaise permet-elle de comprendre les conséquences d'une relation de dépendance entre une municipalité et un syndicat majoritaire sur le service rendu au public ?

 

 

 

Introduction

 

Sur le plan syndical, Marseille fait figure d'exception. En effet si le taux de syndicalisation en France est extrêmement faible : environ 8 % dans le privé et autour de 16 % dans la fonction publique, il est beaucoup plus élevé à Marseille.  Cette situation s’explique par la forte implantation du syndicat Force Ouvrière  dans la ville.  Au sein du personnel municipal, FO revendique plus de 50% d’adhérents . Ce même syndicat obtient  plus de 55% des voix aux élections professionnelles depuis plus d'un demi-siècle alors que le score national de FO aux élections professionnelles n’est que de 17%. L’implantation du syndicat FO est également manifeste au sein de l'Assistance Publique des Hôpitaux Marseillais (APHM),  de la Sécurité Sociale, du Service d'Assainissement de Marseille (SERAM), de la Société des Eaux Marseillaises (SEM) ou encore d’Airbus hélicoptère.
Enseignant dans les écoles primaires marseillaises depuis dix années, je côtoie à la fois les agents du service public municipal et les parents d’élèves avec lesquels je peux échanger concernant les dysfonctionnements du service public municipal notamment concernant la prise en charge de tous les temps périscolaires (cantine, garderie du matin et du soir, centre de loisirs et étude surveillée) . J’ai pu également constater que ces nombreux dysfonctionnements conduisent de nombreuses familles à se tourner vers les écoles privées.
Il me semblait que la présence manifeste et active du syndicat FO, très fortement représenté au sein de la ville aurait dû aller dans le sens de la défense du service public. Pourtant ces deux constats me sont apparus comme révélateurs d’une contradiction. C’est ce qui m’a conduit à interroger le lien entre la spécificité de la situation syndicale marseillaise et la faiblesse du service public municipal. Je retiens comme définition d’un service public une activité visant à satisfaire un besoin d’intérêt général et répondant à plusieurs principes : le principe d’égalité, le principe de continuité et le principe d’adaptation .
Pour comprendre la force du syndicat FO à Marseille, il faut d'abord resituer l'histoire de la Confédération Générale du Travail (CGT) et celle de la CGT-FO dans le contexte national de l'histoire syndicale française . Depuis sa création en 1948, ce syndicat se réfère à la charte d'Amiens de 1906  pour revendiquer son apolitisme . En effet « la raison d’être de cette confédération, née en 1947-1948 d’une scission de la CGT, trouve son origine dans le refus de la politisation du syndicalisme, entendue à l’époque comme la tutelle du Parti communiste sur la CGT» . Cette scission donne au syndicat Force Ouvrière une assise forte dans sa revendication d'indépendance à l'égard des partis politiques.
Pourtant à Marseille comme dans d'autres villes (Toulouse ou Lille par exemple ) les sections FO vont se rapprocher très fortement de la SFIO  en acceptant de fait une autre tutelle politique. Finalement, alors que le syndicat FO proclame son indépendance à l'égard des partis politiques ; il joue à Marseille un rôle éminemment politique en devenant un soutien électoral au profit de l'exécutif municipal. C’est ce qui va notamment permettre au syndicat d’obtenir des facilités de la part du maire concernant le fonctionnement syndical et des prérogatives concernant l’attribution des promotions ou le recrutement de certains agents. Cet échange de bons procédés entre le syndicat et le maire a souvent été qualifié de système clientéliste que nous entendrons ici comme l'octroi d'une faveur (attribution de promotion, avancement de carrière, recrutement, attribution d'une place en crèche ou d'un logement de fonction) en échange d’un vote et/ou d'un soutien électoral (distribution de tracts, collage d'affiche...).
Le sociologue Michel Peraldi et le journaliste Michel Samson ont consacré en 2005 un chapitre de leur ouvrage à l’étude des relations entretenues par la ville avec le syndicat FO . Ils ont qualifié ces relations de « liaisons dangereuses ». Je vais tenter d’interroger cette relation dix ans plus tard pour essayer d’en comprendre l’évolution et les répercussions sur la société marseillaise.  Je m'appuierai notamment sur la description du monde syndical faite par Pierre Godard et André Donzel en 2014 dans leur ouvrage Eboueurs de Marseille  et j'utiliserai les travaux comparatifs de Cesare Mattina  portant sur le clientélisme.
Afin d’élargir la réflexion, je tenterai de mettre en regard ces approches avec la réflexion de Pierre Rosanvallon  dans Un bon gouvernement proposant un mode de gouvernance et une forme de démocratie idéale.  
J’ai donc choisi d’inscrire ma recherche dans une perspective à la fois historique et sociologique afin d’expliquer la genèse de cette relation et d’en comprendre les conséquences sur la société marseillaise. Pour mener cette recherche, je me suis notamment appuyé sur les archives municipales, sur la presse quotidienne régionale et sur des entretiens individuels ou collectifs, afin d’établir un historique de ces relations.
J'ai mené une série d'entretiens avec des syndicalistes, et des élus :
Chez FO, j’ai rencontré Mme Josette Ventre (secrétaire générale de FO Territoriaux de 1992 à 2003), M. Elie-Claude Argy (secrétaire général de FO Territoriaux de 2003 à 2012), M. Patrice Ayache (secrétaire général adjoint FO CUMPM en poste actuellement), M. Patrick Casse (délégué du personnel FO à l'Alcazar et désormais conservateur à la BMVR de l'Alcazar).

J’ai également rencontré des élus de tous les bords politiques :
 M. Michel Pezet (secrétaire de la section du Parti Socialiste des Bouches du Rhône de 1986 à 1989), M. Philippe San-Marco (secrétaire général de la Ville de Marseille de 1978 à 1981), M. Renaud Muselier (premier adjoint au Maire de Marseille 1995 - 2008), M. Bruno Gilles (maire du quatrième et cinquième arrondissements depuis 1995), M. Eugène Caselli (président de la CUMPM 2008 – 2014), M. Patrick Mennucci (maire du premier et septième arrondissements de  2008 à 2014) et Mme Marie-Arlette Carlotti (députée et conseillère municipale).

Je me suis tourné également vers les observateurs extérieurs de ces relations en interrogeant les responsables des autres syndicats : M. Pierre Godard (représentant le SDU-FSU Ville de Marseille), M. Roger Aymard (secrétaire général du SDU-FSU CUMPM), Mme Jocelyne Cozzolino (secrétaire général UNSA Ville de Marseille), Mme Pascale Longhi et Mme Patricia Zuccharello (secrétaire générale et secrétaire générale adjointe de la CFE-CGC).

J'ai également consulté les archives du cabinet du maire fond W séries 991 recensant les comptes rendus des Comités Techniques Paritaires et des Commissions Autonomes Paritaires pour la période 1989-1996. (991 W 1) ainsi que le dossier 991 W 2 concernant la CGT de 1983 à 1994, le dossier 991 W 3 concernant FO de 1982 à 1994 et le dossier 991 W 4 concernant la CFDT de 1984 à 1994 nécessitant une dérogation pour la communicabilité. Le syndicat FO n'a pas souhaité communiquer ses documents aux archives départementales et n'a pas souhaité m'ouvrir l'accès à ses archives.

Enfin pour compléter cette etude j'ai réalisé des entretiens groupés avec des employées de la ville de Marseille (25 femmes, agents techniques dans les écoles, adhérentes ou non chez FO) et quelques employés à la propreté de la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole.

A l’aide de ces travaux de recherche et de ces entretiens, je me suis demandé comment la mise en place d’une relation clientéliste entre la mairie et le syndicat Force Ouvrière est venue affaiblir la notion de service public à Marseille.

Je décrirai dans un premier temps comment Gaston Defferre s'est appuyé sur le syndicat FO pour affaiblir le parti communiste et la CGT à partir de 1953. Dans un deuxième temps j'expliquerai comment ces relations ont évolué durant une période transitoire sous les mandatures de Robert Vigouroux. Puis j'observerai le renouveau de la relation clientéliste durant les mandatures de Jean-Claude Gaudin. Je comparerai ensuite les gouvernances des deux grandes figures tutélaires de la ville (Gaston Defferre et Jean-Claude Gaudin). Enfin je tenterai de mettre en évidence les conséquences de cette relation étroite sur les services publics marseillais.

 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 10:46

Durant la campagne des municipales 2014, la matinale de France Inter était venue à Marseille pour réaliser une émission spéciale en direct de La Criée. Un spectateur a posé la question a M. Gaudin sur ce décalage concernant le taux d'encadrement durant le temps de cantine entre la ville de Marseille et la moyenne nationale. Vous pouvez écouter les questions et les réponse de M. Gaudin en toute fin d'émission. (1 h 54 minutes) C'est assez incroyable, celui ci élude totalement la question et malgré la relance du journaliste il élude à nouveau la question. Montrant ainsi toute sa méprise pour l'accueil des enfants à l'école publique et sa méconnaissance des dossiers concernant l'école ; car les chiffres qu'il donnent concernant les travaux se contredisent totalement. Il faut sans doute comprendre 16,5 millions de travaux pour l'année 2013 et 500 millions depuis 1995.

Voici le lien pour écouter l'émission :

http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=771944

ou ci dessous la retranscription écrite :

Le tour de France des municipales, 18 novembre 2013 : http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=771944

Les questions du public adressées à M. Gaudin sont situées à la toute fin de l'émission (1h 54')

Retranscription d'une question d'un spectateur à M. Gaudin concernant le taux d'encadrement dans les écoles :

Cyril (enseignant et directeur d'école dans le 3è arrondissement) : « Bonjour M. Gaudin, J'aimerais savoir pourquoi dans la deuxième ville de France le taux d'encadrement est aussi faible entre midi et deux ? Il y a en élémentaire entre 50 et 60 enfants par agent et en maternelle entre 25 et 30 enfants par atsem ? Merci.

JC Gaudin : D'abord, parce qu'il y a 3200 femmes de services qui justement surveillent et aident à les enfants à déjeuner. Ensuite, il y a des animateurs et puis j'ai entendu tout à l'heure des propositions. Nous consacrons actuellement 9 millions d'euros pour des études surveillées et pour aider ceux qui sont en difficultés. Nous consacrons 165 millions d'euros par an pour nos écoles maternelles et primaires et depuis que je suis maire, depuis 1995 nous avons dépensé 500 millions d'euros pour les écoles publiques, il me semble que c'est pas mal. Allez que l’État et ceux qui le soutiennent en fasse un peu plus aussi.

L'animateur Patrick Cohen : Vous répondez par des chiffres M. Gaudin, mais on vous posait la question sur les taux d'encadrement dans les écoles. M. Peillon vous avait déjà interpellé à ce sujet en remarquant que le taux d'encadrement est plus faible à Marseille que dans toutes les autres villes c'est un ATSEM pour 30 enfants à Marseille contre 1 pour 15 dans le reste de la France.

JC Gaudin : (Non, Non, Non, essayant d'empêcher l'animateur de finir sa question) M. Peillon devrait au contraire me féliciter de tous les travaux que nous faisons à Marseille, nous avons à peu près 400 chantiers par an dans nos écoles, par conséquent nous avons 300 self services dans nos écoles. Allez que M. Peillon donne les crédits nécessaire pour faire tout cela.

(Fin)

C'est donc édifiant. M. Gaudin n'a aucune volonté de faire changer cette situation! N'hésitez pas à interpeller vos élus pour que ces taux d'encadrement rejoignent la moyenne nationale en recrutant des surveillants ou des animateurs (vacataires ou contractuels) qui pourraient assurer un accueil de meilleur qualité durant le temps cantine en proposant par exemple des ateliers dans la BCD (lecture, échec, anglais...) ou en salle informatique en petits groupes pour offrir une prise en charge de plus grande qualité durant ce temps cantine.

Rédigeons une pétition pour demander au ministre de l’Éducation Nationale ou de la Jeunesse et des Sports d'imposer des normes d'encadrement comme elles existent pour les Centre de Loisirs, les crèches, les séjours de vacances, les garderies et les Temps d'Activités Péri scolaires.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 20:01

Regardez d'abord l'extrait de la conférence de presse de M. Gaudin et Mme Casanova. (ci-dessous)

A l'écoute de leurs propos je me sens obligé de réagir pour expliquer aux parents et aux électeurs marseillais les contre vérités énoncées par Mme Casanova.

L' argument de Mme Casanova expliquant que si la ville est en retard, c'est que les services municipaux ont travaillé 18 mois sur le projet de soutien scolaire est complètement fallacieux.

Pendant la période pré-électorale, ils n'ont pas du tout préparé la réforme des rythmes, en expliquant qu'ils étaient contre. N'étant pas sûr d'être réélus, ils pensaient sans doute transmettre le dossier à leurs successeurs. Mais contre toute attente, les voilà réélus, et tenus d'appliquer la réforme après avoir perdu le bras de fer avec le ministre de l’Éducation.

D'ailleurs; "ne pas appliquer la réforme" était devenu un argument de campagne. Par exemple, au conseil d'école du 2è trimestre (février 2014) l'adjointe au maire du 4/5 nous a dit publiquement : " Si vous votez pour nous, il n'y aura pas de réforme des rythmes mise en place à Marseille"!

Quand le projet a enfin été publié au mois de juin, tous les syndicats enseignants savaient que le projet ne pouvait pas être accepté car il ne respectait pas le cadre de la réforme c'est à dire 9 demi-journées avec 5 matinées travaillées !

D'autre part si un projet de soutien scolaire était ficelé, celui ci aurait impliqué les enseignants de la ville or aucun enseignant n'a reçu de proposition concrète. D'autre part. cela impliquait forcément des petits groupes d'élèves. On peut donc se poser la question : "Où seraient allés la majorité des élèves ?"

Au bout d'une semaine fin juin 2014, le recteur a donc envoyé une fin de non recevoir et la ville a dû improviser la mise en place de cette réforme durant l'été. En lançant un appel à projet début juillet, et une campagne de recrutement des animateurs au 15 aout 2014 !

Évidemment, dans ces conditions, rien n'est prêt à la rentrée!

Je rappelle que la mise en place de cette réforme avait été annoncée en mai 2012 par Vincent Peillon et que certaines villes dont Marseille ont fait le choix d'obtenir une année de report.

Mais comme dit M. Gaudin : "Occupez-vous aussi de vos enfants" voir article ci dessous sur la rentrée du maire :

Donc rassemblons-nous vendredi après midi, à 14 h à la mairie centrale pour demander au maire d'assumer ses responsabilités!

http://www.liberation.fr/societe/2014/09/02/rythmes-scolaires-a-marseille-la-rentree-chahutee-de-gaudin_1092229

http://www.marsactu.fr/societe/gaudin-aux-parents-inquiets-occupez-vous-aussi-de-vos-enfants-36100.html

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 14:44
SAMEDI 06 avril 2013 de 9h30 à 12h
Au Point de Bascule, 108 rue Breteuil, près du métro Préfecture Estrangin
(Entrée au fond de la cour intérieure – Parking payant rue Montévidéo)


TABLE RONDE SUR LES RYTHMES SCOLAIRES
partenaires associatifs, accueil péri-scolaire et  activités péri-éducatives

 

Cette réunion sera axée sur la pertinence et les conditions de mise en œuvre du temps péri-éducatif. La qualité et les compétences des intervenants, mais aussi les locaux sont au cœur de la problématique. Quels rôles vont jouer les partenaires sociaux ?
Dans le cadre de cette réunion, nous vous invitons à faire un état des lieux des structures et des partenaires qui travaillent déjà avec votre école ou qui sont à proximité (associations, institutions... éducatives, sportives ou culturelles...).

Pour connaitre les prochaines dates de réunion de la coordination écrire à :
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:37

Voici une proposition concernant la réforme des rythmes scolaires pour l'école élémentaire :

 ecole-elementaire

 

Proposition n°1 : une réforme plus ambitieuse mais aussi plus coûteuse.

- raccourcir réellement la semaine de classe en libérant 2 après-midi par semaine.
- organiser les apprentissages fondamentaux (français, maths, histoire-géo, sciences le matin) 3h 3o tous les matins et articuler tous les autres apprentissages, y compris le soutien entre des temps scolaires et péri-scolaires pour travailler en petits groupes encadrés par des
 enseignants, des animateurs, des intervenants extérieurs.

- privilégier l'enseignement de la musique, des arts plastiques, de l'histoire de l'art, du sport, de l'informatique et des langues par des enseignants ou intervenants  en petits groupes l'après midi.

- articuler un projet éducatif commun entre le temps scolaire et périscolaire coordonné par le directeur d'école entièrement déchargé des missions d'enseignement et le directeur du centre de loisirs.

- Créer un vrai métier d'animateur qui soit reconnu et payé à temps plein pour des adultes formés et qualifiés qui prendraient en charge les enfants de 12 h à 18 h du lundi au vendredi.

 

LUNDI

MARDI

MERCREDI

JEUDI

VENDREDI

8 H 30

A

 

12 H 00

 



CLASSE

 

 CLASSE

 

 CLASSE

 

 CLASSE

 

 CLASSE

12h00
à 13 h 30

 

 

 

 

 


1 3h30

à
16h30


Classe
cycle 2

Anima
tion


CLASSE
cycle 3

Anima
tion

Centre de loisirs
et ateliers péri scolaire


CLASSE
cycle 2

Anima
tion


Classe

Cycle 3

Anima
tion

16h30 à
18 h 00

Etude et animation

Etude et animation

 

Etude et animation

Etude et animation

 

Soit : 22 h 30 de classe par semaine sur 37 semaines soit 832 heures par an
et 30 h hebdomadaire de p
ériscolaire facultatif encadré par des animateurs.

Cette réforme nécessiterait  le recrutement d'un animateur par classe et la création d'une équipe d'animation stable dans chaque école qui travaillerait à la fois sur le temps scolaire et périscolaire.

 Il serait nécessaire d’intégrer les associations et centre d’animation du quartier au projet éducatif des écoles pour permettre à ces associations de proposer leurs activités durant ce temps péri-scolaire et éventuellement de venir chercher les enfants à l’école pour les prendre en charge dans leur structure.

Il faudrait évidemment en amont organiser des formations et des recrutements d'animateurs et de directeurs pour pourvoir les postes et prévoir un temps de concertation animateurs / enseignants.

Cette réforme ne pourrait pas entrer en application dès la prochaine rentrée, il faudrait prévoir une application progressive avec des phases d'expérimentation.

Ce système périscolaire facultatif devrait être financé en partie par les familles selon un barème indexé sur le quotient familial (avec une quasi gratuité pour les familles les plus en difficultés), par les municipalités et par l'état.

 

Vous souhaitez réagir à cette proposition, la compléter, poser des questions :
écrivez à citoyensmarseille@gmail.com ou postez un commentaire.

 

Lire aussi : 
Réflexion autour des inégalités sociales à l'école.

Lettre à M. le ministre de l'Education Nationale concernant la réforme des rythmes scolaires


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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 18:30

 

Comment l’école française pourrait-elle mieux atténuer les inégalités sociales ?

 école cour2

I/ Constat

Tout semble montrer que l’école reste aujourd’hui encore largement impuissante à corriger le déterminisme héréditaire des destinées sociales, et très modestement celui des destinées scolaires. http://skhole.fr/en-quoi-l-ecole-est-inegalitaire

Des inégalités dès le premier contact avec l’école http://www.inegalites.fr/spip.php?article235

Dès la maternelle, des inégalités sociales sont visibles, particulièrement marquées dans le domaine de la logique verbale : à 4-5 ans, l’écart entre enfants de cadres (supérieurs et moyens) et enfants d’ouvriers non qualifiés est de 1,2 écart-type [2] ; mais les écarts sociaux sont également significatifs et compris entre 0,8 et 0,6 écart-type dans les autres dimensions cognitives (aisance graphique, structuration spatiale, organisation temporelle). 

Au total, sur l’ensemble de la scolarité primaire, l’avantage initial dont bénéficient les enfants de milieu favorisé dès leur entrée en maternelle n’est pas entamé.

Même si les écarts sociaux ne se creusent que discrètement, année après année, à l’école maternelle et à l’école primaire, une logique d’accumulation est bien en place.

En fin de CM2 41% des enfants d’ouvriers ont un niveau faible en français et maths contre 7 % des enfants de cadres.

A la fin du lycée 76% des enfants de cadres obtiennent leur bac contre 20% des enfants d’ouvriers.

Les prépas aux grandes écoles comptent 51% d’enfants de cadres et d’enseignants et 6,3% d’ouvriers.

(Marianne N°824 du 2 février 2013)

 

Pour nuancer ce constat :

Le système éducatif a considérablement réduit les sorties non qualifiées, mais en même temps le système économique a accru ses exigences et fortement hiérarchisé la gamme des qualifications requises. http://leportique.revues.org/index890.html

 L'obligation scolaire jusqu'à seize ans décidée par la réforme Berthoin de 1959 a commencé à être effective autour de 1975. La proportion des élèves qui sortent du système scolaire sans qualification est passée de 27% en 1973 à 8,5 % en 1993. La proportion de bacheliers dans une génération a été de 5 % en 1950, 20% en 1970, 36 % en 1988 plus de 50% actuellement. Le nombre des étudiants bascule de façon spectaculaire, d'un million dans les années  1980 à plus de deux millions aujourd'hui.

 

II/ Pistes de recherche pour réduire les inégalités à l’école.
  

Pour réduire les inégalités sociales et culturelles il faut sans doute faire

+ de Méthodologie
+ de vocabulaire
+ de sorties culturelles

Mettre en place des projets dans lesquels tous les élèves se sentent impliqués.

Limiter le travail à la maison à des exercices d’application  et à l’apprentissage des leçons.

+ Privilégier la dynamique collective du groupe


Mais comment empêcher que les écarts se creusent au moment où les contenus se complexifient (dissertation, commentaire de texte, analyse de documents)?

 

D’un point de vue plus global ou plus politique :

1/ Mettre fin au financement des professeurs de l’enseignement privé sous contrat par l’Etat ou bien soumettre l’enseignement privé aux mêmes contraintes que l’école publique : accepter et scolariser tous les élèves quel que soit leur niveau et leur comportement.

2/ Atténuer la ghettoïsation des quartiers riches et pauvres en obligeant les communes à construire des logements sociaux dans tous les quartiers et arrondissements ; pour rééquilibrer la sociologie de l’habitat et mixer ainsi les populations. (ex : à Marseille obliger  les arrondissements du sud de la ville à rattraper leur retard dans la construction de logements sociaux.)

3/ Interdire les classes de niveaux dans les collèges  et répartir les élèves germanistes ou latinistes dans différentes classes.

4 / Scolariser plus tôt les élèves dans les quartiers ZUS (à partir de 2 ans et demi)

5 / Mettre fin au classement des lycées et universités pour arrêter la concurrence entre les établissements.

 

Vous souhaitez vous aussi contribuer à cette réflexion postez votre commentaire ou écrivez à l'adresse citoyensmarseille@gmail.com


Bibliographie pour complèter cette recherche :
Bernard Calabuig et José Tovar "L'école en quête d'avenir" Editions Syllepse

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 17:44

Voici le projet de l'Inspection Académique 13 concernant la prochaine rentrée : (source syndicale)

 

planning semaine école0001

 

M. le Minsitre,

 

Vous souhaitez réformer les rythmes scolaires car les journées d’enseignement sont trop longues et l’année trop courte (144 jours d’école seulement contre 180 jours pour la moyenne européenne) et cet objectif est louable. Cependant cette réforme ne doit pas se faire à la va vite et sans expérimentation au préalable ; sinon elle sera préjudiciable à la réforme elle-même.

 

Expérimentons durant une première année différents dispositifs dans plusieurs écoles de communes riches et pauvres pour appliquer ensuite la meilleure réforme à notre système éducatif.

Vouloir engager toutes les écoles en même temps dans une application immédiate de cette réforme confrontera les municipalités à des grosses difficultés de recrutement et de formation et risque de mettre nos enfants dans des situations d’accueil inconfortables (avec des animateurs peu formés, des absences non remplacés et des taux d’encadrement élevés).

 

Aujourd'hui allonger la pause méridienne et le péri scolaire du soir d'une demi heure sans améliorer la prise en charge reviendrait à une augmentation du nombre d'accidents certaine.


La mise en place d’un péri scolaire de qualité est possible, souhaitable mais coûteuse pour les familles et pour les municipalités et ne pourra pas se faire partout dans les mêmes conditions et surtout pas aussi vite.
Il faudra envisager une solidarité nationale envers les villes les plus pauvres pour ne pas déséquilibrer notre système éducatif.

 

C’est pourquoi il est sans doute plus sage d’expérimenter d’abord dans certaines écoles cette réforme avant de l’imposer à tout le monde dès la prochaine rentrée.

 

Lettre rédigé par un enseignant  marseillais envoyé à M. le Ministre de l'Eduication Nationale.

 

     Voici un complément d'informations :

 

Depuis 2008, la ville de Toulouse  a mis en place un système péri scolaire de qualité lorsque la ville a choisi de rester sur une semaine de 9 demi-journées avec le mercredi matin travaillé. Ce péri scolaire coûte 19,4 millions d'€ à la ville pour 23 000 enfants accueillis sur les 28 000 élèves.

A Marseille, où il y a 72 000 élèves, on peut donc s'attendre à ce que environ 60 000 enfants  fréquentent le péri scolaire.

Or l'aide de l'état est de 50€ par enfant et par an, hors ZUS et 90€ par enfant et par an en zone urbaine sensible.

Même si l'état verse 70€ à la ville pour tous les enfants cela fera une aide de 4,2 millions d'€ ce qui est largement inférieur au budget que consacre une ville comme Toulouse qui accueille presque 3 fois moins d'élèves.
 

Comprenez nos inquiétudes M. le ministre, quand on voit l'état déplorable du péri scolaire aujourd'hui à Marseille, il ne faudrait surtout pas que celui soit étendu et continue d'être géré par les mêmes personnes sinon le service sera tout aussi catastrophique.

 

 

 

Vous souhaitez participer à cette réflexion, n'hésitez pas à poster votre commentaire ou à écrire à citoyensmarseille@gmail.com pour proposer votre contribution.

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 17:17

Un collectif composé d'enseignants et de parents d'élèves propose une grande clameur pour une vraie réforme ; voici le tract et leurs revendications :

grande clameur des écoles0002grande clameur des écoles0005

Ces revendications sont tout à fait légitimes; mais n’oublions pas que pour réduire les effectifs la seule  solution est de recruter des enseignants et c’est ce que fait le ministre de l'EN:
12 000 création de postes par an, en plus des remplacements des départs à la retraite (environ 30 000)
C’est un nombre tellement important qu'aujourd’hui les observateurs se demandent même si cela sera réalisable !

Créer des postes d’enseignants, des postes d’enseignants surnuméraire (type PARE) et reconstituer les Rased et des pôles des remplaçants (brigades) comme cela a été annoncé est sans doute la meilleure méthode pour prendre en charge les élèves en difficultés.

Les évaluations nationales ont été supprimées dès son arrivée.

Quant au problème  des programmes il est survenu essentiellement du fait de la réduction du volume horaire avec le passage de la semaine à 4 jours. Mais oui il faudra les alléger puisque l’actuel projet prévoit de rester à 24 h d’enseignement.

 

Donc il me semble que le ministre mène une politique éducative qui va dans le bon sens ; puisqu'il a déjà pris toutes ces mesures en moins d’un an. (à l'exception de cette réforme sur les ryrhmes voir article suivant).

 

Le premier budget de l’état est aujourd’hui le remboursement de la dette, le 2ème est l’éducation nationale.

Nous aimerions aussi que l’éducation nationale soit le 1er mais pour cela il faut mieux réduire cette dette et non continuer à la creuser en ayant des exigences toujours plus grandes !

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 16:18

tract dz pour la maternelle0001

 

Effectivement il est incroyable qu'à Marseille, il n' y est pas une ATSEM à temps plein  par classe notamment en Petite Section. Comment peut on laisser un enseignant seul avec 30, 31 ou 32 enfants ?

Comment peut on passer d'un taux d'encadrement de 1 adulte pour 8 enfants à la crèche, à 1 adulte pour 32 à l'école maternelle ?

D'autre part il serait peut être souhaitable que le ménage  soit réalisé par d'autres agents après le temps scolaire et que les "tatas" soient pleinement affectées à une seule classe durant le temps scolaire.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 17:53

Depuis une dizaine d'année la ville de Marseille a mis en place des programmes d'éducation à la citoyenneté pour sensibiliser les écoliers aux problématiques  environnementales et faire prendre conscience aux élèves des enjeux liés au développement durable. Espérons que cette éducation à l'écocitoyenneté portera ses fruits auprès des adultes de demain et que les comportements évolueront au fil des années. Est ce que cela sera suffisant c'est une autre question ?

 

 

Voici un exemple d'une réalisation d'une classe de CM2 de l'école publique élémentaire abbé de l'épée à Marseille

qui participait au projet "En route vers l'assemblée des enfants" pour imaginer la ville de demain.

 

Belle proposition pour améliorer le tri des déchets que de doter toutes les écoles de la ville d''une collecte sélective du papier. Cette proposition n'a pour le moment pas reçu d'écho de la part de MPM ni de la ville.

Pour le moment seules les écoles qui en font spécifiquement la demande auprès de MPM reçoivent un container papier pour le reste des écoles il n'y a aucun recyclage du papier organisé par la ville ou par MPM.

 

Il faut donc que les parents ou les enseignants en fassent la demande lors d'un conseil d'école.

 

 

 

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